Histoire de la Sophrologie

L’histoire de la Sophrologie est liée à la biographie
de son fondateur et créateur : le Professeur Alfonso Caycedo,
né le 19 novembre 1932 à Bogota en Colombie.

Il créé le mot Sophrologie en 1960 à partir des racines grecques : 

  • SOS : paix, harmonie, sérénité
  • PHREN : esprit, conscience, cerveau
  • LOGOS : discours, science, étude

Ces racines permettent de comprendre la richesse et la diversité des champs d’applications de cette nouvelle discipline.

A. Caycedo fait ses études secondaires en Colombie et ses études universitaires à la Faculté de Médecine de Madrid où il obtient le titre de Docteur en Médecine et en Chirurgie. Il choisit les spécialités de neurologie et de psychiatrie.

En 1959, il crée à Madrid la société espagnole d’Hypnose clinique et expérimentale. Puis en Octobre 1960, le Professeur Alfonso Caycedo crée le terme Sophrologie et fonde le premier département de Sophrologie clinique à Madrid.

La sophrologie apparaît dans le foisonnement créatif, l’envie de renouveau des années 1960, dans cet élan novateur souhaitant libérer la personne de tous ses carcans intérieurs et des contraintes idéologiques ou sociales considérées alors trop aliénantes.

Pour mobiliser les ressources latentes et opérer ces changements individuels, les thérapies s’appuient désormais sur le corps, les ressentis émotionnels, la régulation énergétique, la communication non verbale, les stratégies de communication, des techniques basées sur le massage, la relaxation, les états modifiés de conscience.

Les approches orientales bénéficient ainsi d’un regain d’intérêt

C’est dans cette dynamique environnementale porteuse d’espoir et d’enthousiasme qu’Alfonso Caycedo crée la sophrologie. Il veut la démarquer d’une hypnose traditionnelle qu’il estime trop directive, fondant ainsi une nouvelle approche destinée à favoriser la prise en charge du sujet par lui-même, et, plus largement, à développer les potentialités de la conscience humaine.

Caycedo souligne l’importance de la conscience corporelle et centre notre attention sur cet état de conscience « entre veille et sommeil », appelé « état sophronique » qui élargit notre champ de conscience et qui, bien mis à profit, permettrait d’accroître nos diverses capacités et de conforter notre bien-être.

Il met également au point une intéressante méthode d’entraînement personnel, la relaxation dynamique, inspirée de pratiques orientales (yoga, méditation bouddhique, zen).

Plus d’un demi-siècle après sa création, la sophrologie est désormais socialement bien reconnue, intégrée dans nos pratiques éducatives et généralement admise comme approche thérapeutique efficiente dans les établissements de soins.

Elle a su convaincre des pédagogues et praticiens d’horizons multiples qui lui ont trouvé des applications extrêmement nombreuses dans leurs terrains de compétence